Archive pour la catégorie 'Musique'

Mon Moul’stock (2008) : Rue des gens

Dimanche 4 mai 2008

Mai 2008 a commencé à Billiers (Morbihan) par le lancer d’un pavé musical et gastronomique mémorable dans la mare fétide de la bien-pensance. Ça n’a évidemment pas commencé le premier, car on ne travaille pas ce jour-là. On nous rapporte bien des bruits d’activités diverses dans le bourg, mais elles ne font guère état de travail au sens, disons capitaliste, du terme. Pour le tout-un-chacun que nous sommes, ça a commencé le deux, jusques au trois.

Lire le reste de cet article »

Et le vainqueur est…

Lundi 14 avril 2008

C’est la deuxième fois que je suis juré pour un concours. La première, c’était il y a pas loin de dix ans, pour le Prix universitaire de la nouvelle, organisé par le Crous de l’académie de Rennes. Il devait y avoir une quinzaine de nouvelles à lire, et le jour de la délibération, très stressé, car il y avait des gens qui s’y connaissaient bien mieux que moi en littérature, moi qui avais été fort justement recalé au concours de l’année précédente et qui avais donc bien fait de ne pas participer à celui-ci. En plus il y avait Stéphane Corcoral dans le jury, un des fondateurs de L’Œil électrique, ce fantastique magazine culturel éclectique que personne n’a fait mieux depuis, et moi, rédacteur débutant à La Griffe, pas encore sûr de parvenir à faire du journalisme mon métier, mais sur la voie tout de même.
Lire le reste de cet article »

Plus douce sera la chute

Samedi 23 février 2008

Hier soir, André Minvielle et Lionel Suarez se produisaient à l’Appel d’Airs. J’adore André Minvielle, dont l’album ¡Canto! a accompagné un nombre incalculable de mes soirées et déplacements en voiture, et l’Appel d’Airs est une chouette salle associative tenue par des gens bien. Mais voilà, plutôt que de faire trente kilomètres et de boire de la bière locale brassée par des gens tout aussi bien, nous sommes allés à Brest manger un hamburger et boire de la Leffe capitaliste. Une heure et demie de voiture aller, pas seulement pour le plaisir de taquiner Sylvia sur ses recherches d’appartement qui n’avancent pas, mais surtout pour voir et entendre Vic Chesnutt. Récente découverte pour moi que ce chanteur et guitariste à la chaude voix et aux chansons à tomber par terre. Avec en prime une bonne partie des musiciens de Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-la-la Band, et Guy Piccioto, ci-devant et s’il vous plaît guitariste de Fugazi. C’est-à-dire qu’on retrouvait sur scène la bande avec laquelle Vic Chesnutt a enregistré son dernier album, North Star Deserter, qui est, mais je me répète, à tomber par terre.

Évidemment, nous sommes arrivés à l’heure. L’association Mémo, qui organisait la chose au Vauban et qui doit certainement être gérée par des gens bien, ne fait en effet pas de réservations par téléphone et le seul point de vente était à Brest. Pas envie de faire tout ce chemin pour se retrouver à visiter le port de nuit. Ouverture des portes à vingt heures trente, on peut raisonnablement tabler sur le concert à vingt et une heures. On a attendu une heure de plus. C’est un peu long, amis associatifs. On se croirait à l’Appel d’Airs à ses débuts!

Mais, comme on dit, ça en valait la peine — en fait, non, cette expression est débile: ç’aurait été encore mieux si on avait eu une heure de fatigue en moins. Mais enfin. Des mélodies limpides, une voix tantôt douce, tantôt déchirée, de grandes nappes d’électricité succédant à de longues plages de miel. Violon, contrebasse, guitares, clavier, batterie, voix. Ça, mes enfants, c’est un groupe qui sait ce que c’est que la dynamique et l’expressivité. Au risque de me répéter, à tomber par terre.

PS: North Star Deserter est en écoute sur Deezer. Comme d’habitude, les chansons sont dans le désordre le plus complet, mais tout y est. Régalez-vous!

Stéatose hépatique

Samedi 15 décembre 2007

Je me souviens d’un fameux Nouvel-An qui, avant de finir en pyramide humaine dans la salle de la DDE de Saint-Sauveur, Haute-Saône, avait commencé en course-poursuite, dans et autour de ladite salle. Je crois que c’était Arnaud qui avait apporté, pour compléter le menu de nos réjouissances, une boîte de foie gras. Ulf n’était pas d’accord, et il avait bien raison: on ne devrait pas prendre de plaisir au résultat d’une torture. Donc, le premier d’entre nous, Ulf boycottait le foie gras. Je précise en passant, à l’attention de celles et ceux qui n’ont pas la chance de le connaître, que «Ulf» est évidemment un surnom — c’est aussi un authentique prénom allemand, et ceci n’est d’ailleurs pas totalement étranger à cela, mais n’attendez pas de moi que je vous révèle un demi-secret de collégiens attardés. Bref, l’intéressé lui-même préfère ce surnom à son véritable patronyme qui est Glorient Ürchner et, soit dit en passant, il a bien raison.

Lire le reste de cet article »