Archive pour la catégorie 'Livres'

À qui le tour ?

Mercredi 25 avril 2007

J’aime bien Nicolas Cage. Surtout son profil droit. On le voit bien, sur l’affiche de Next. Il a l’air sévère et est peint en bleu, mais ça reste Nicolas Cage. Derrière lui, on aperçoit les deux greluches de service – faut de jolies femmes sur une affiche –, Julianne Moore et Jessica Biel. Également peintes en bleu. C’est un style. Cependant, aussi élégante soit-elle, cette monochromie ne restera pas dans les annales, car elle est gâchée par une tache jaune-orangé, en bas et à gauche de la composition. Comme une boule de feu traversant la ville.

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Tartes à la crème

Vendredi 1 septembre 2006

Tiens, c’est la rentrée. On nous en enfonce un nouveau coin tous les matins: rentrée des instits, des élèves du primaire, des profs, des collégiens, des lycéens… et dans un mois des étudiants. À croire que l’Éducation nationale établit ses calendriers dans le but de fournir des sujets aux journaux pour les distraire des querelles internes du PS et éviter de parler de choses qui fâchent (Liban, Palestine, Darfour, expulsions, etc.).
N’allez cependant pas croire que les journaux se contentent de détailler comme chaque année la liste des fournitures scolaires, le prix du cartable et son poids, et de passer en boucle l’interview du ministre-content-car-tout-se-passe-très-bien. Bon, d’accord, ils le font.
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Oiseau et ours, lièvre et poisson

Mercredi 17 mai 2006

Ce midi, après le hot-dog passé au micro-ondes et la balade dans Ploërmel, nouvelle escale dans ma chambre du Retour de pêche pour un bout de kouglopf. C’est dans ces brefs instants que Roland a définitivement perdu Susan, dans des circonstances qu’on aurait du mal à imaginer pires.

Il reste encore près de cent pages sur les 950 que compte Magie et Cristal, quatrième tome du cycle de La Tour Sombre, par Stephen King, et ce qu’il nous faisait redouter depuis le début est arrivé.

Même avec dix ans d’interruption entre le troisième et le quatrième volume, j’ai replongé dans l’intrigue comme au premier jour. Une fois qu’on s’est laissé happer par la simplissime première phrase de cette saga, plus moyen de décrocher vraiment.

«L’homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait.» On pourrait y voir un gros cliché. Mais il ne faut pas (toujours) confondre éléments classiques d’une geste héroïque et grosses ficelles éculées. Cette histoire de mondes en décomposition, de portes qui s’ouvrent et de destins qui se croisent, de quête tendue vers un hypothétique champ de roses est rondement bien menée, ses personnages attachants, ses développements haletants. Stephen King au meilleur de sa forme. Il reste trois tomes.