Le printemps de décembre

On se moque de mes capacités sportives légèrement éloignées du haut niveau… Même la chiropraticienne qui m’a remis les os du dos en place m’a dit : « Tu as la peau très blanche, tu devrais passer deux heures par jour à l’extérieur. » Oui m’dame, mais comment on fait, dans cette ville où il fait nuit noire à 17h ? C’est pas comme si j’avais un métier, hein… Alors j’ai pris le taureau par les cornes et mon téléphone portable par le casque, dans lequel j’avais glissé un podcast ou deux, et j’ai séché mon dimanche de boulot. Grand soleil sur Istanbul. Au moins 18 degrés à l’ombre — c’est ce que j’ai mesuré à l’appart en rentrant. Et je suis parti à la recherche d’une entrée pas trop éloignée de la maison pour aller se balader à Yıldız Parkı, immense parc plutôt mal garni en solutions d’accessibilité. Il y a bien l’entrée principale, sur Çırağan, mais il faut quasiment aller jusqu’à la fac, et on est dimanche, hein. Il y a aussi l’entrée secrète dans Müvezzi, que m’avait montrée Jean-Michel et que nous avions empruntée avec Céline et Gaspard : vers le bas d’un belle côte longeant un haut mur de pierre — celui du parc, donc —, un escalier de fer qui mène à une porte étroite, percée à près de deux mètres du sol. On débouche dans une sorte d’arrière-jardin : des serres délabrées, mais en fonction, entre lesquelles on se faufile avant d’arriver dans le parc. Qui est lui aussi tout en pente, et on est au milieu : reste à choisir de monter ou descendre, c’est cornélien.

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J’avais donc envie d’autre chose. La partie haute du parc est, à vol d’oiseau, tout près de l’appartement. En somme, il n’y aurait qu’à traverser Barbaros Bulvarı, dépasser l’université technique Yıldız (pas la mienne, une autre, il y en partout ici), et jouer au passe-muraille. Allons-y. Ça fonctionne presque, à condition de ne pas se laisser impressionner par les militaires en armes, planqués derrière des sacs de sable, qui gardent l’accès d’immeubles d’habitation qu’on doit donc pouvoir considérer comme des casernes. On n’est pas loin de Barbaros Bulvarı quand on trouve la première ouverture dans le mur du parc. Mais c’est un musée. Entrée payante et pas possible de juste en traverser la cour pour déboucher dans le parc, de l’autre côté. Je reprends la marche. Une vingtaine de minutes au total avant d’arriver enfin à l’entrée haute du parc, après être passé au-dessus de l’autoroute et avoir longé d’autres bâtiments militaires.

Bonne surprise : on débouche dans un endroit relativement plat, resto, jeux pour enfants, on peut marcher un bon moment avant d’arriver à l’autre resto, celui qui est près de la pièce d’eau, là où nous avions brunché en octobre. Belle balade, achevée en mangeant un baklava au soleil. Jus d’orange en terrasse, début décembre. Oiseaux, couples, bandes de copains, familles… On est quand même mieux là qu’à faire du sport, non ?

Yıldız Parkı, 2 décembre 2012

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