Tarif de bord

C’est là que tu regrettes. Trois jours de bonheur, pourtant : le mariage d’un vieil ami, les retrouvailles avec tous les vieux amis, les rencontres, la découverte de Toulouse puis de la ferme de La Bouzigue, son ombre salutaire et le pique-nique sous sa protection. Lent étirement du temps. Hamac et enfants qui courent. La tomate qui explose en bouche, le crémant du Jura, les plateaux de fromages, les petites préparations au poil, le repas du soir. La fête, dans un écrin de campagne et de saveurs. La crainte de l’arrivée de l’orage, en cette fin de nuit parfumée à la mirabelle, et puis le vent qui tourne, le jour qui se lève. C’est dimanche, monde nouveau, bonheur renouvelé. Le rangement comme redescente sur terre, avant un dernier repas chez les mariés et une courte nuit d’avant-train.

Le sandwich Poilâne de la SNCF, c’est de la merde

Un peu pâteux, dans le train. Mais pas grave, la fatigue, ça se récupère ; et la joie, ça rajeunit. Mais faut quand même manger. Et c’est là que tu regrettes. De n’avoir pas eu la présence d’esprit de faire un sandwich ou deux avec les nombreux restes, saucisson, jambon cru, tomates, salade et poivrons… De n’avoir pas pensé à acheter un sandwich à la boulangerie en face la gare, d’où pourtant provenaient les pains au chocolat du réveil. De devoir te farcir la bouffe du wagon-restaurant. De tester la nouveauté, le jambon-fromage dans un pain Poilâne, 8,90€ le menu avec une salade de carottes en plastique et une bouteille d’eau. Ben le sandwich Poilâne SNCF, c’est parfaitement insipide. Pis c’est tout sec et dur. C’est pas bon. C’est cher. Il y a des conservateurs, et même du lait dans le jambon (je tiens la liste des ingrédients à la disposition des sceptiques).

Là c’est sûr, on est redescendu. Sur terre, et même un peu plus bas. Dans les égouts de la gastronomie. Mais c’est au fond du trou que tu te rends compte, grâces en soient rendues aux fins esprits qui nous gouvernent pour les siècles des siècles, que l’esprit de service public de la SNCF n’a pas totalement disparu : puisque tu n’as pas vomi pendant la fête, la Société nationale des chemins de fer français t’aide à le faire dans le train du retour. Merci.

3 Commentaires

  1. Ninette
    Publié le 24 juillet 2011 à 13:38 | Permalien

    Ah là là quelle affaire! avoir eu sous la main de si bonnes choses et bouffer du carton, faut l’faire. La prochaine fois vous saurez quoi faire. En tout cas vous aurez pris une bonne dose d’oxygène rural et retrouvé plein d’amis, c’est ce qui,est important.
    La prochaine célébration sera celle de qui? Céline et Loïc? Nous attendons…… mais l’important c’est de s’AIMER
    A une autre fois.

  2. Tonton Ju
    Publié le 1 août 2011 à 15:39 | Permalien

    Je te l’avais pourtant bien dit de vous prendre de quoi manger dans le train,… Tu aurais même pu choisir du jambon et du lait pour garder la recette SNCF Originale,…
    Mille bises de l’heureux marié.

    • Publié le 1 août 2011 à 16:15 | Permalien

      Merde alors ! Mon cerveau n’a pas imprimé l’offre… et il a eu tort, ce con !

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