Le choc des cultures

Beaucoup de vent dans la rue piétonne ce matin encore. Les militants de Lutte ouvrière qui sont en train d’installer leur petit chapiteau peinent à y fixer un drapeau à chaque coin. Mais une fois que ça tient — et si tout le toutim ne vient pas à s’envoler —, les oriflammes rougeoyants flottent fièrement dans la tempête néolibérale. En passant (ou plutôt, en regardant, de ma fenêtre), je me demande d’ailleurs pourquoi ils ont choisi aujourd’hui, un vendredi, qui n’est quand même pas le jour où la rue est la plus fréquentée.

Pourtant, ils ne vont pas s’ennuyer. Car au moment où je me penchais pour observer l’arrimage des drapeaux, de la musique jaillissait d’une sono installée devant les magasins situés juste en face du chapiteau. C’est funky, c’est les soldes. Mieux : une liquidation. Sporlux, Le Club et Lacoste, qui appartiennent tous au même propriétaire, liquident avant travaux. Cinquante mètres de vitrines de fringues « jusqu’à moins 50% selon affichage ». Ce qu’ils ont aujourd’hui manifestement décidé de faire savoir, puisqu’à côté de la sono, qui aperçoit-on ? Éric (si je me souviens bien de son prénom, lointain souvenir d’un portrait réalisé par Fany, je crois, dans Le Penthièvre), l’animateur en titre de toutes les animations commerciales du pays de Saint-Brieuc.

Les paris sont ouverts : qui, des rouges de LO ou des bleus du commerce, va l’emporter aujourd’hui ? Comment ça, les dés sont pipés ?

[MàJ le 6 mai 2009] Commentaires fermés pour ce billet suite à l’afflux de spam (plus de 1000 depuis la publication !)

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