Archive pour mai 2008

Un ulcère à deux vitesses

Vendredi 23 mai 2008

Dans Ouest-France aujourd’hui, en page Côtes-d’Armor, sous le titre « Ulcérés, les pêcheurs sont passés à l’action », trois photos des manifs d’hier, une grande (quatre colonnes) et deux petites (deux colonnes chacune). Sur la grande, des pêcheurs distribuent aux automobilistes des barquettes de poisson importé des États-Unis, du Canada et d’ailleurs, dont ils viennent de délester hypermarchés et grossistes qui, semble-t-il, n’en avaient plus besoin. Sur la première des petites photos, devant le bureau des Affaires maritimes de Saint-Quay-Portrieux, des armoires, des bureaux, des documents et des ordinateurs en flammes : les pêcheurs ont saccagé les bureaux et mis le feu à ce qu’ils y ont trouvé. Enfin, sur la seconde petite photo, un groupe de pêcheurs devant le bac de surgelés d’un hypermarché. Pas inactifs, hein. Je cite la légende : ces braves gens sont en train de vider « les rayons de poisson surgelé importé. À part une échauffourée à Langeux et des éclats de voix à Plérin, les opérations se sont déroulées en douceur. »
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Changer de point de vue

Mercredi 21 mai 2008

Aujourd’hui 21 mai, c’est le premier Dvorak Day. En souvenir du 21 mai 1932, jour où Augustin Dvorak, lointain parent américain du compositeur tchèque Antonin, déposa le brevet de son «clavier simplifié» destiné à améliorer la vitesse et le confort de frappe des dactylographes. À l’époque, tout le monde utilisait déjà la disposition Qwerty depuis longtemps: la première machine à écrire fonctionnelle pour le grand public a été commercialisée par Remington en 1873. Le clavier Qwerty a ensuit été adapté : Azerty en France, Qwertz en Allemagne et en Suisse, etc. Pour ceux qui se sont toujours demandés pourquoi les touches s’étaient retrouvées dans cet ordre, la réponse est simple : par hasard.
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Où va se nicher la bête

Mardi 20 mai 2008

L’autre jour, en faisant la queue à la poste, je découvre un truc marrant, quoiqu’un peu cher: la possibilité de créer ses propres timbres personnalisés via un site internet dédié. MonTimbraMoi, qu’ils appellent ça, et ça coûte 12€ pour 10 timbres classiques. Bon, pourquoi pas ? (évidemment, ça va vite devenir un support de pube pour les entreprises et peut-être me sortir rapidement par les trous de nez, que j’ai pourtant profonds, mais en attendant, je me dis que ça peut servir pour une occasion particulière — avant, j’aimais bien dessiner sur les enveloppes, mais maintenant, je suis devenu feignant, ou alors j’écris moins, ou les deux, enfin bref).

Ce matin, en parcourant le site de mon journal allemand préféré, j’ai nommé la tageszeitung de Berlin, je découvre que ce système existe aussi chez nos amis teutons. Là-bas, ça s’appelle Plusbrief Individuell, et c’est plus cher (36€ les 20), mais on a carrément l’enveloppe et le timbre personnalisés. Surtout, j’apprends que les petits Français ont été dépassés par leurs voisins en matière de créativité philatélique, et de quelle manière. Un groupuscule néonazi a en effet fait imprimer des timbres à l’effigie de Rudolf Hess, un des adjoints les plus proches d’Hitler, martyr des néonazis depuis son suicide dans la prison de Berlin-Spandau en 1987.

N’y a-t-il donc pas de contrôle? Que si, nous assurent les responsables de la Deutsche Post, mais on ne peut pas tout contrôler, voyez-vous. Y a-t-il eu d’autres cas de révisionnisme philatélique? On nous assure qu’il ne s’agit que de vingt timbres, suffisants toutefois pour qu’un journal néonazi se félicite de cette nouvelle opportunité offerte «à ceux qui s’intéressent à l’histoire». Mais c’est difficile à dire: une croix gammée ne passera bien sûr pas, mais le journaliste cite d’autres motifs plus difficilement repérables, comme des photos de dignitaires nazis alors qu’ils étaient enfants, ou des codes de lettres et de chiffres dont les néonazis sont friands. Combien de temps avant que ça n’arrive en France?

La Réunion, travail en cours

Lundi 5 mai 2008

Holà, cher lecteur ou trice ! N’oublie pas que pendant que tu trimais au bureau, j’étais en vacances à La Réunion. Je raconte ça par petits bouts pour te faire bisquer, en plus y a des photos, et j’en ajoute régulièrement.
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