Archive pour décembre 2007

Saint-Brieuc-les-Choux

Mardi 18 décembre 2007

— Bonjour, je suis journaliste à La Griffe, est-ce que je pourrais avoir un dossier de presse sur l’exposition?

[elle regarde dans son étagère, trouve le dossier de presse et se ravise]

Attendez, il faut que je demande à la directrice, parce que je peux rien vous donner sans autorisation. Je pense qu’il y aura pas de problème, mais il faut que je demande.

[elle compose le numéro — un temps]

Ah, elle n’est pas encore arrivée.

[elle raccroche et compose un autre numéro]

Je vais demander à Michel. Allô, Michel? J’ai un journaliste de La Griffe, là, il veut un dossier de presse. Je peux lui en donner un? Il y a pas de problème? On n’aura pas de problème? Bon.

[elle raccroche et me tend le dossier de presse]

Stéatose hépatique

Samedi 15 décembre 2007

Je me souviens d’un fameux Nouvel-An qui, avant de finir en pyramide humaine dans la salle de la DDE de Saint-Sauveur, Haute-Saône, avait commencé en course-poursuite, dans et autour de ladite salle. Je crois que c’était Arnaud qui avait apporté, pour compléter le menu de nos réjouissances, une boîte de foie gras. Ulf n’était pas d’accord, et il avait bien raison: on ne devrait pas prendre de plaisir au résultat d’une torture. Donc, le premier d’entre nous, Ulf boycottait le foie gras. Je précise en passant, à l’attention de celles et ceux qui n’ont pas la chance de le connaître, que «Ulf» est évidemment un surnom — c’est aussi un authentique prénom allemand, et ceci n’est d’ailleurs pas totalement étranger à cela, mais n’attendez pas de moi que je vous révèle un demi-secret de collégiens attardés. Bref, l’intéressé lui-même préfère ce surnom à son véritable patronyme qui est Glorient Ürchner et, soit dit en passant, il a bien raison.

Lire le reste de cet article »

Toutes des p…

Mardi 4 décembre 2007

La coupe du monde de handball féminin a commencé il y a deux jours et, puisque vous me le demandez, je vous le dis spontanément, tout va bien pour l’équipe de France qui, ayant brillamment remporté ses deux premiers matches, est bien partie pour se qualifier pour le deuxième tour. À Saint-Brieuc, on a de la chance: la ville accueille un des quatre groupes du premier tour. Pas celui de la France, faut quand même pas déconner, mais bon, y a que quatre groupes et on en a un, nananère.

Du coup, on a droit, un peu partout en ville et alentour, aux affiches promotionnelles du bazar, histoire de donner envie au pékin du coin d’aller reluquer des nanas en short qui s’agitent en poussant de petits cris. Car si le handball n’est pas le tennis, ce que l’on perd en qualité (les jupes qui se soulèvent toutes seules), est largement compensé par la quantité (il y a beaucoup plus de filles sur le terrain).

Je me laisse aller? Le comité organisateur, lui, assume. Sur l’affiche officielle de la noble compétition, il a fait mettre une photo simple à comprendre et de bon goût. Plan serré de trois-quarts arrière du bas d’une paire de gambettes, des pieds jusqu’au milieu des mollets. Le pied droit est chaussé d’une basket bleue rayée de blanc et porte une chaussette blanche. Talon levé, pointe au sol: le fauve est prêt à bondir.

Le pied gauche évoque autre chose. Il est en effet équipé d’un escarpin de cuir rouge à talon aiguille, avec une bride faisant le tour de la cheville. Un must. Comme le foot des gars, le hand des filles est un sport collectif, où ce qui compte, c’est la camaraderie et le fair-play, l’esprit d’équipe et le respect de la personne humaine. Sans compter qu’en plus, on y exalte les «valeurs féminines».