Archive pour juillet 2007

Au boulot, cerveaux fainéants!

Jeudi 26 juillet 2007

C’est un gros machin. Un énorme machin. Une institution, quoi. L’Association internationale des études et recherches sur l’information et la communication (AIERI) est la structure mondiale de référence de notre petite discipline. Fondée il y a cinquante ans à Paris, sous l’égide de l’Unesco et de l’Institut français de presse, elle y revenait pour fêter son anniversaire et tenir sa conférence annuelle, du 23 au 25 juillet. Dans les locaux mêmes de l’Unesco qui, pas le genre mère indigne, mettait ses salles à la disposition du raout — et je me suis laissé dire que cela avait bien soulagé les organisateurs. Par contre, l’hôte ne payait pas à manger: lundi, affreux sandwiches club de bord d’autoroute, bêrk. L’ordinaire s’est un peu amélioré mardi et mercredi, mais sans crever le plafond, que l’Unesco a haut, faut bien avouer. Ça fait d’ailleurs de grands murs, richement décorés: Picasso, Vasarely, et autres gloires à nous inconnues offertes par le Japon, la Grèce ou Israël — rien trouvé venant des États-Unis, mais j’ai pas fouiné partout. Par contre, on aurait pu se passer des plats en cuivre-hologrammes «don de l’Ukraine».

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En maillot de bain dans la cour du Palais des papes

Samedi 21 juillet 2007

Avignon est pleine de monde, mais ça n’empêche pas de retrouver Myriam et Dominique pour un aïoli entre deux spectacles. Enfin, c’est-à-dire: Céline et moi, après notre spectacle de la journée, le surréaliste et exceptionnel Riz Soufflé, des Taïwanais du Riverbed Theatre, Myriam et Dominique, entre deux représentations dont j’ai oublié les noms. Ils vont en voir tellement! Sont arrivés hier, en ont déjà vu plus que nous qui sommes là depuis une semaine… Oui mais nous, on a une piscine-euh! Un grand cercle posé dans le jardin de Marie-Odile et Roland, rempli d’un liquide à température constante — vingt-huit degrés centigrades —, dans lequel nous passons plus de temps qu’au théâtre. Sans remords, mais alors aucun.

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Le temps qu’il fait

Mercredi 18 juillet 2007

Il fait trente-cinq degrés à Avignon. Marie-Odile et Roland, qui nous y accueillent tout aussi chaleureusement, n’y peuvent rien: je fonds au soleil. Ceci dit, la vie est bien remplie: une piscine pleine d’enfants, un lit plein d’oreillers, ah, et puis du théâtre. Dinozord: the dialogue series III, de Faustin Linyekula: des longueurs (j’ai dormi, on va dire que c’est la fatigue) et de très beaux moments. Ubu Roi, Alfred Jarry mis en scène par Alain Timar: un peu criard mais fort réjouissant. 4.48 Psychose, Sarah Kane mise en scène par Pierre Foviau: recours étonnant mais pertinent au clown pour interpréter ce texte terrible — mais qui ne manque pas d’humour — sur le suicide et la dépression.

Aujourd’hui: pause dans le théâtre, petit voyage à Arles pour une chouette expo d’Ousmane Sow, puis un tour aux Rencontres photographiques: rétrospective d’Alberto Garcia-Alix, ou l’Espagne vue du côté underground; soixantième anniversaire de l’agence Magnum; panorama des photographes indiens contemporains et Terrains d’entente, dix photographes confrontés au paysage. Très haut niveau pour les deux premières, le reste assez mitigé. Ça suffira bien pour aujourd’hui. On se presse pour attraper le train du retour. Je meurs de chaud. Vivement la piscine!

Pendant ce temps, il fait trente degrés au Japon. Dans ses mails, Thomas nous parle de sources thermales, de temples, d’os humains, de musique et de rencontres. Et d’actualité. Ky a échappé à deux tremblements de terre, qui ont fait dix morts, un millier de blessés, détruit des centaines d’habitations, et provoqué un accident à la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa. D’abord il n’y avait rien. Puis une fuite d’eau radioactive que les autorités annoncèrent évidemment sans gravité. Ce matin, on apprenait que le maire de la ville a décidé de fermer la centrale jusqu’à ce que la sécurité soit assurée. Et ce soir, on peut lire sur le site du Monde qu’en fait, une cinquantaine de dysfonctionnements ont été causés par le séisme, dont la chute d’une centaine de fûts de déchets, certains s’étant ouverts, ainsi que le dégagement de gaz radioactifs dans l’atmosphère. Mais le nuage s’est certainement arrêté à la sortie de la centrale, car il avait oublié sa carte de pointeuse au vestiaire. Bref, faut pas s’inquiéter. Il y a plus grave ailleurs. Je meurs de chaud, et, dans mes tongs toutes neuves, mes orteils se crispent encore trop souvent — ça me fait une démarche un peu bancale et tout le monde me regarde.

Flapatafla

Samedi 7 juillet 2007

Ce week-end, c’est le Festival international du tambour à Saint-Brieuc. Il y a des tas de pingouins déguisés en soldats napoléoniens, avec de ces gros chapeaux pas possibles que je sais plus comment ça s’appelle mais Anne-Martine va nous dire ça, qui défilent dans les rues en faisant ram et plam, et ram plam plam — et même des citoyens qui les suivent docilement! Alors, pour tous ceux qui aiment la musique, deux suggestions:

  • le génial djembéfola Adama Dramé, mercredi 18 juillet au centre culturel de Plouha.
  • le fantastique trio de jazz Ky, tout l’été au Japon. Maki et Yann y sont déjà depuis quelques jours, Thomas prend son avion ce soir et ma parole, ça va déboîter grave!