Archive pour avril 2007

À qui le tour ?

Mercredi 25 avril 2007

J’aime bien Nicolas Cage. Surtout son profil droit. On le voit bien, sur l’affiche de Next. Il a l’air sévère et est peint en bleu, mais ça reste Nicolas Cage. Derrière lui, on aperçoit les deux greluches de service – faut de jolies femmes sur une affiche –, Julianne Moore et Jessica Biel. Également peintes en bleu. C’est un style. Cependant, aussi élégante soit-elle, cette monochromie ne restera pas dans les annales, car elle est gâchée par une tache jaune-orangé, en bas et à gauche de la composition. Comme une boule de feu traversant la ville.

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Deux côtes, une vertèbre

Lundi 16 avril 2007

Il faudrait aussi parler du décor. La place de la Liberté, grand parking, lieu de rendez-vous pour les manifs, accueillant goudron dans lequel les cirques plantent les piquets qui tendent les toiles de leurs chapiteaux. D’un côté le collège Racine, en face quelques collectifs. D’un côté la Poste, en face une barre de sept, huit étages. Au numéro trois, le cabinet de monsieur Val et de madame Safran. Moquette murale beige, embrasures des portes saumon. C’est pas tout neuf, mais propre. J’ai mes habitudes chez monsieur Val. Monsieur Val est doux, il ne «manipule» presque pas: il pose ses doigts où ça coince, reste là un bon moment, puis la vertèbre déplacée «passe» quasiment sans aide. Sans tirer ni faire craquer le dos. Le bien soigne le mal.

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Double vitrage

Samedi 14 avril 2007

Impressionnant! Trois grosses caisses, des toms énormes – alors que les fanfares utilisent en général des fûts plus courts, au son plus haut –, un matraquage de caisse claire, des cuivres beuglant à tout va. Et que ça joue faux! Mais alors faux… Il y a des fanfares subtiles, des fanfares au groove délicieusement funky, des fanfares avec de l’humour, des fanfares avec un chef rigoureux, et même d’honorables fanfares qui jouent honnêtement d’agréables thèmes. Mais là, aïe aïe aïe! La fanfare du Club olympique briochin, qui s’est installée sous nos fenêtres en ce début d’après-midi, joue horriblement faux d’assourdissantes canonnades dont il paraît que ce sont des tubes pop. Ah bon. Heureusement, ça ne dure pas très longtemps: une vingtaine de minutes. Trop peu pour que mon cerveau réagisse correctement. Le temps de sortir le minidisc et le micro, et c’est fini. Dans l’appartement, un soupir de soulagement…

Le commentaire de Jiminy Cricket: «Mes petits, il est temps de faire votre choix parmi les devis de nouvelles fenêtres dont vous disposez…» Oui M. le commercial, on va prendre le vitrage spécial acoustique…

Lolo version bêta

Mardi 10 avril 2007

Après pas loin d’un an de gestation, kartoffelkäfig naît officiellement aujourd’hui (c’est-à-dire que c’est aujourd’hui que je préviens les copains de son existence). Bienvenue à tous les empêcheurs de patatoser en rond et bonne balade dans les méandres de ce glob. Un glob qui, comme il est de rigueur aujourd’hui, n’est bien sûr disponible qu’en version bêta pour l’instant. Ça veut pas dire grand-chose, voire rien, c’est à la mode et on s’en fout ! C’est juste pour faire bisquer Bart et lui rappeler que quand il veut il termine le beau design promis, tu sais que je t’aime, Bart.

Au menu et au hasard, vous trouverez quelques réflexions pâtissières, ferroviaires, sonores et immobilières, l’état de la réflexion sur les grands problèmes contemporains, une enquête de fond sur les hôtels du centre Morbihan, un hommage à Édouard Michelin, un coup de chapeau à Raymond Domenech, ainsi qu’un coup de cœur à un jeune écrivain qui débute. Celles et ceux que tout cela fatigue se consoleront facilement: si leur Épéda n’y est pas, il y a tout de même du Dunlopillo. Pour s’y endormir, vous pourrez écouter un peu de musique douce (ou moins douce) (ou peut-être préférez-vous le chant des baleines). Au réveil, vous frémirez, car la vie est pleine de dangers. Avec un peu de chance, je vous apprendrai deux-trois trucs, car c’est un glob à vocation hautement culturelle. Permettez-moi également de saluer à nouveau Marie-Claire Vuillemot et Bertrand Perreaux.

Il y a aussi des tas d’autres choses, mais vous êtes grands, utilisez donc votre mulot. Et encore: si vous voulez ajouter votre grain de sel ici ou là, n’hésitez pas. C’est fait pour. Et enfin: si vous êtes perdu, hélez donc un passant, il saura vous renseigner.