Archive pour mars 2007

L’attaque du retour de la revanche des zombies du net

Mercredi 21 mars 2007

L’ami Bart m’apprend un mot – ou plutôt, une expression – : «Zombie Copy». Et comme il faut toujours citer les sources de ses sources, précisons qu’il a piqué le tuyau à un article d’Erin Kissane. La «copie de zombie» (oui, je sais, je me suis pas cassé pour la traduction), c’est tout ce galimatias abracadabrantesquement dépourvu de sens qui a fait le bonheur des managers depuis les années 1980, et qui pourrit aussi le net depuis que ces sales types ont pris le pouvoir au sein de ce «formidable moyen de communication» à propos duquel s’extasient les gazettes, ce qui est un autre débat. Bref, c’est du parler pour ne rien dire. Bart et Erin Kissane donnent bien sûr des exemples en anglais, on peut pas leur en vouloir, nous sommes tous des mondialisés.

Pour porter le débat (et rigoler un peu) dans nos vertes contrées (c’est le printemps!), je vous ai trouvé un joli exemple en français. Tout est tiré du même site.

  • «Notre expertise et notre savoir-faire vous apportent l’éclairage nécessaire pour un choix judicieux et pertinent. Le cahier des charges qui définit le cadre de travail s’établit en étroite collaboration avec le client et l’ensemble des partenaires du projet.»
  • «Les phases de déploiement et d’évaluation s’enchaînent de façon à offrir à tout moment une vision globale d’un résultat toujours parfaitement adapté à son environnement. Une compréhension claire, une réactivité immédiate sont au rendez-vous.»
  • «En un mot, Atlantem met son expérience éprouvée à votre service pour analyser, préconiser, installer des solutions fortes, évolutives et pérennes qui sauront vous séduire.»

Là-dessus, une tisane et au lit. Ou peut-être une aspirine.

Saint-Brieuc — Paris

Mardi 6 mars 2007

UNE JEUNE FILLE À LA VOIX FORTE ET À L’ACCENT DU SUD
— Allô? Je viens chez toi demain! J’arrive à Paris à 18h25. Julien? Non, il est à la caserne, à Brest. Je suis au chômage, en fait j’ai démissionné pour venir à Brest. Mais ils n’ont pas besoin d’infirmières à Brest. Il y a trop d’infirmières en Bretagne. Je m’ennuie, alors je viens à Paris. Demain midi chez toi? Oui, enfin, là où tu habites en ce moment… Non, je viens à midi, et si je m’ennuie, je t’appelle.

LE CONTRÔLEUR, EN PASSANT
— Vous n’êtes pas obligée de faire profiter toute la voiture de votre conversation.

UN PASSAGER SOULAGÉ
— Merci !

LE CONTRÔLEUR, SE RETOURNANT
— Vous pouviez le dire aussi…