Butin du jour (3)

Bon, Fred ne donne pas signe de vie… Pourtant, je fais des efforts pour son édification. Et qu’est-ce que je récolte? Le silence abyssal et glacé des vastes espaces électroniques… Tant pis, je continue. Encore une fois, au moins. Aujourd’hui, j’ai donc appris que:

  • Renaud est fini. Sa chanson Les Bobos est une «litanie paresseuse de poncifs», sa musique «oscille entre un rock balourd à l’américaine et, pour les moments tendres, des accompagnements dignes des émissions de son ami Pascal Sevran.» L’homme lui-même est devenu «misanthrope» et «réac de gauche». Tel est le propos développé par Bruno Lesprit, dans Le Monde daté dimanche-lundi, pour assassiner le nouvel album du bien-nommé chanteur énervant. Peut-être est-il d’ailleurs mauvais, ce disque. Mais lire un règlement de compte de cet acabit, accompagné d’un entretien (signé Véronique Mortaigne), dont la bêtise des questions explique à elle seule le peu d’intérêt des réponses («Pour qui allez-vous voter?», «Sarko égale facho?»), ça me donne envie de l’acheter.
  • Johnny ne va pas mieux. Samedi soir, sa prestation en direct de Bercy n’a attiré que 5,6 millions de téléspectateurs sur TF1. France 3 a fait 100 000 de mieux, avec une modeste fiction sur la vie des enfants du bagne de Belle-Île-en-Mer dans l’entre-deux-guerres. Le rock’n’roll n’est plus ce qu’il était…
  • L’Airbus A380 aura du retard. C’est la troisième fois qu’EADS annonce que son gros navion ne sera pas à l’heure. Il devrait en coûter 4,8 milliards d’euros à la société. Du coup, on parle licenciements, délocalisations. Les employés paieront la mauvaise gestion de leurs patrons, qui n’avaient pas prévu que les câbles seraient longs à poser. Au fait, a-t-on vraiment besoin d’entasser 800 personnes dans un bouffe-kérosène au long cours?
  • Politis est dans la mouise. Ce beau journal, hebdomadaire exigeant et indispensable à ceux que les idées de gauche intéressent encore (il en reste!), attentif autant au débat d’idées qu’aux actions de terrain, souffre de certaines carences de gestion et a dû déposer le bilan le 8 août. Avec un actionnaire minoritaire, la rédaction avait monté un plan de relance. L’actionnaire en question s’est désisté au dernier moment. Le plan est cependant prêt, et la rédaction a décidé de l’appliquer. Il reste 25 jours pour trouver un million d’euros. Et sauver le seul hebdomadaire généraliste indépendant du pays.

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