Butin du jour (2)

À la demande générale de Fred – je cite: «À raison de quatres brèves par semaine, je pourrais apprendre 208 choses par an grâce à toi» –, la rubrique Butin du jour aura au moins un deuxième épisode. Aujourd’hui, j’ai donc appris que:

  • Dans la vitrine du Ty’Cado, à Guingamp, une bête assiette à décor floral des faïenceries Henriot de Quimper coûte 72€. Juste à côté, le même genre d’assiette à décor Mam’Goudig est à 9€. Il n’est indiqué nulle part laquelle est fabriquée en Chine.
  • Le milieu des fonds spéculatifs est «une profession extraordinairement sérieuse et extrêmement transparente. Il y a quelques allumés, [mais] c’est absolument pas représentatif de cette profession qui est une profession d’un professionnalisme incroyable. Et donc ce qui est dommage c’est que finalement, pour quelques cas de types pas sérieux, pas professionnels, pas bien surveillés, on va jeter le discrédit sur une industrie qui est extrêmement professionnelle dans la très grande majorité des cas. Ce sont des gens qui souvent sont de très grands professionnels qui génèrent des rendements élevés pour de bonnes raisons.» Cette citation, absolument authentique, n’est pas d’un prix Nobel de littérature. Elle est de Patrick Artus, invité ce soir de L’Économie en questions sur France Culture. L’homme est directeur des études économiques d’Ixis CIB, prof à la Sorbonne et à Polytechnique. Il est aussi très courtisé par les médias depuis qu’il a publié Le Capitalisme est en train de s’autodétruire, livre qui lui a fait gagner ses galons d’économiste libéral-critique.
    Passons sur sa propension (plusieurs répétitions en quelques minutes) à qualifier les fonds spéculatifs d’«industrie» – comme si spéculer était de même nature que vendre des produits manufacturés. Mais donnons-lui tout de même un coup de main en lui rappelant ce qu’un regard critique peut voir dans les «bonnes raisons» qui leur permettent de générer de tels «rendements élevés»: délocalisations, licenciements massifs, pressions sur le personnel pour plus de productivité et de flexibilité, contournement des règles de sécurité et du droit du travail. Et cætera, comme disent les latinistes.
  • Depuis quelques jours, les violons peuvent à nouveau pénétrer dans la cabine des avions qui quittent le sol britannique. En plus des médicaments des diabétiques, des couches des bébés et de la bouteille de whisky des alcooliques détaxés, les instruments de musique faisaient depuis cet été les frais du renforcement des mesures de sécurité. Tout ce qui pouvait auparavant être emporté en cabine était brusquement devenu potentiellement explosif. Et voilà qu’on revient (presque) au point de départ. Toutes ces hésitations, ce n’est pas très rassurant, je trouve…
  • Grâce à Free et à la téléphonie par ADSL, tous ceux qui appellent ce soir à la maison parlent couramment le robot. L’informatique au service de l’entente avec les peuples extra-terrestres – mais pas forcément avec ses voisins.

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