Le bétail humain

Il y a quarante-cinq jours, Raymond Domenech, l’homme qui a eu beaucoup de mal à trouver des petits gars pour jouer au ballon, était l’invité de France Inter dans une de ces matinales censées nous apporter son lot de scoops. Il n’en fut rien ce matin-là, soit que la liste des petits gars ne fut pas prête, soit qu’il ne voulut point la livrer – on peut lire une partie de son ahurissant échange avec Pierre Weill dans Le Tigre, page trois du numéro huit.

Par contre, l’homme s’offusqua d’une pratique que l’on annonce majeure autour des stades allemands au cours du mois qui vient: l’importation de jeunes filles de l’est et d’ailleurs destinées à servir d’en-cas ou de pousse-café à de joyeux supporteurs. Ce que Raymond ne supporte pas, c’est que l’on traite ces dames comme du «bétail humain».

Dans son monde à lui, ça ne viendrait à l’idée de quiconque de vendre ou d’acheter des êtres humains, de les attirer vers les eldorados occidentaux avec de fausses promesses avant de les abandonner dans des banlieues sordides, d’alimenter le circuit en accordant des salaires princiers à quelques comètes qui font rêver tous les autres. Dans son monde à lui, on joue au ballon, et ce n’est qu’un jeu.

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