Oiseau et ours, lièvre et poisson

Ce midi, après le hot-dog passé au micro-ondes et la balade dans Ploërmel, nouvelle escale dans ma chambre du Retour de pêche pour un bout de kouglopf. C’est dans ces brefs instants que Roland a définitivement perdu Susan, dans des circonstances qu’on aurait du mal à imaginer pires.

Il reste encore près de cent pages sur les 950 que compte Magie et Cristal, quatrième tome du cycle de La Tour Sombre, par Stephen King, et ce qu’il nous faisait redouter depuis le début est arrivé.

Même avec dix ans d’interruption entre le troisième et le quatrième volume, j’ai replongé dans l’intrigue comme au premier jour. Une fois qu’on s’est laissé happer par la simplissime première phrase de cette saga, plus moyen de décrocher vraiment.

«L’homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait.» On pourrait y voir un gros cliché. Mais il ne faut pas (toujours) confondre éléments classiques d’une geste héroïque et grosses ficelles éculées. Cette histoire de mondes en décomposition, de portes qui s’ouvrent et de destins qui se croisent, de quête tendue vers un hypothétique champ de roses est rondement bien menée, ses personnages attachants, ses développements haletants. Stephen King au meilleur de sa forme. Il reste trois tomes.

2 Commentaires

  1. ballarini
    Publié le 19 mai 2006 à 8:05 | Permalien

    Chez la mère à Titi au moins c’était sympa et nickel chrome…
    En Franche-Comté on dit KOUGELHOPF. Le principal c’est qu’il soit bon et surtout fait par Céline.
    Dans quel chapitre sera prochainement cité Stephen King ? (je reconnais que j’exagère avec ce hors-sujet).

  2. Publié le 19 mai 2006 à 17:28 | Permalien

    L’avantage avec Amélie Nothomb c’est que les bouquins sont tout maigres. Du coup c’est assez rarement qu’on s’autorise plusieurs années avant de lire la suite. C’est le dernier truc vraiment puissant que j’ai lu.
    Lisez Nothomb, c’est maigre et trés riche.

    Certaines ont raison. Stephen King mérite-t-il qu’on sacrifie l’écriture de quelques lignes de thése. Si la réponse est oui, alors un autre monde est possible.
    Mais l’autre monde mérite-t-il qu’on sacrifie l’écriture de quelques lignes de thèse ?

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